Portrait Zolderse Dakprojecten

Orpheline de mère dès l’âge de six ans, Hilde Smets fut élevée par son père et, pendant les quatre ans que dura leur relation, par la nouvelle compagne de celui-ci. Lorsque Hilde atteignit l’âge de 18 ans, Greet, sa soeur aînée, lui fit quitter Scherpenheuvel. A Hasselt, la jeune femme découvrit un autre monde. Engagée comme représentante dans l’entreprise textile, florissante, de sa soeur, elle y rencontra l’entrepreneur Jean- Paul Wienen, avec qui elle se maria et eut trois enfants: Krystle, Kristoff et Gregory. Mais l’union prit fin après 18 ans. Quadragénaire, Hilde était à nouveau sans foyer. Elle ne tarda toutefois pas à faire la connaissance de Willy Ponet, un couvreur qui accueillit toute la famille à bras ouverts.

NOUVEL AMOUR, NOUVEAU TOURNANT

Willy Ponet avait créé dans les années 1980 Zolderse Dakprojecten, une petite entreprise de toiture qui desservait essentiellement une clientèle de particuliers. Lorsqu’une décennie plus tard environ, il rencontra Hilde, il attendait, en fait, tranquillement, l’âge de la retraite. Mais c’était sans compter sur sa nouvelle épouse qui présagea du potentiel qu’offrait l’entreprise. Convaincue de l’intérêt de conquérir de nouveaux marchés, Hilde entendait sortir la société limbourgeoise de son pré carré. Les activités se sont en effet étendues, pour progressivement englober des chantiers industriels et des chantiers complexes de grande ampleur. Willy avait donné carte blanche à sa femme : il avait eu raison, puisqu’elle finit par décrocher une première grosse commande, la pose du toit de la nouvelle prison de Hasselt.


Juste avant de fêter son 50e anniversaire, Hilde décida de refaire sa vie, aussi bien professionnelle que privée. Après avoir racheté les parts de son ex-mari, elle mit la barre de plus en plus haut et commença à accumuler d’importants contrats. De prestigieux projets, comme la construction des 70.000m2 de toiture du bâtiment de l’Otan, à Evere, vinrent soutenir la croissance explosive de la firme. Laquelle se mua également au fil des ans en un fournisseur de solutions intégrées en matière de rénovation et de construction, pour lesquelles elle investissait sans cesse dans de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques. Aujourd’hui, la société anonyme affiche un chiffre d’affaires annuel de près de 30 millions d’euros ; elle emploie 85 personnes et collabore avec 200 sous-traitants environ.

COMMENCER AU BAS DE L’ÉCHELLE

Lorsque âgé de 18 ans, Kristoff Wienen (32 ans aujourd’hui), l’aîné des enfants, décida de quitter l’école, c’est tout naturellement dans l’entreprise de sa mère qu’il vint faire ses premiers pas. «Ce fut comme une évidence, se souvient-il. Trouver si vite du travail m’a permis d’acheter ma première voiture très jeune.» Kristoff Wienen est passé par quasiment toutes les fonctions au sein de Zolderse Dakprojecten: couvreur, chef d’équipe, puis chef de projet, pour enfin devenir le bras droit de sa mère. «Je n’ai cessé d’évoluer. Je voulais vraiment faire mes preuves. C’est ainsi que j’ai appris à connaître sur le bout des doigts le monde de la construction, l’entreprise, ses produits, ses services, son personnel et ses clients», énumère-t-il. Nommé cogérant, Kristoff Wienen s’occupait surtout du volet opérationnel et commercial pen - dant que Hilde, sa mère, se chargeait du côté administratif et financier. «Nous nous faisions une confiance aveugle et Zolderse Dakprojecten occupait tout notre temps, se remémore-t-il. C’est le soir, à la maison, que nous revenions sur les discussions et les conflits constatés sur le terrain. Notre vie était notre travail et notre travail, notre vie. Puis le destin a frappé: maman est tombée gravement malade, si gravement qu’elle a immédiatement décliné. Un certain nombre de choses ont dû être réglées de toute urgence, le temps nous était véritablement compté. Les médecins ne nous laissaient aucun espoir, mais maman voulait coûte que coûte fêter le premier anniversaire de son petit-fils.»

Ce qu’elle a fait. Avant de perdre définitivement la lutte, deux semaines plus tard, le 14 août 2015, à l’âge de 55 ans. « Sa disparition a été un énorme choc pour l’entreprise», déplore Krystle Wienen (33 ans), sa fille, entrée dans la société familiale après le drame pour y prendre en charge la comptabilité, l’administration et la préparation et le suivi des projets. « Maman était très directive. Elle savait tout de l’activité, qu’elle était capable de suivre de A à Z, malgré la taille qu’avait atteinte la firme. Bien consciente de ses problèmes de croissance, elle avait, en compagnie de Kristoff, mis au point un ambitieux programme de changement et un nouveau modèle d’organisation. Elle voulait que Zolderse Dakprojecten reste contrôlable. »

 

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«JE DOIS CONTINUER À PROGRESSER»

Après le drame, Kristoff a succédé à sa mère au poste d’administrateur délégué. «Si je connais bien l’entreprise, je sais aussi que je dois continuer à progresser à ce poste. J’échange aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur pour définir la stratégie; ce n’est pas toujours évident, car l’opération, dont je m’occupe quotidiennement, exige beaucoup de temps elle aussi.»

A l’époque où les responsabilités ont par la force des choses changé de main, la famille a su lorsque besoin était prendre conseil à l’extérieur. Kristoff, Krystle et Gregory (29 ans, chargé de la logistique et des entrepôts) ont également conclu un certain nombre d’accords.

Soucieux de ne pas perdre de vue la politique stratégique de la SA, Kristoff a mis sur pied un conseil consultatif où siège, en plus de ses frère et soeur, un administrateur externe expérimenté. «Nous nous réunissons régulièrement. Nous passons le fonctionnement de la société au crible et parlons de l’avenir, expose Gregory. Nous ne disposons pas à proprement parler d’une charte familiale dans laquelle seraient énumérées une série de conditions et d’exigences à l’intention des membres de la famille; nous en avions entamé la rédaction, mais le document n’a jamais été formalisé. Le pacte d’actionnaires, par contre, prévoit un certain nombre de conventions», poursuit-il. Au décès de Hilde, les actions ont été également réparties entre ses trois enfants.

«L’IMPOSSIBLE N’EXISTE PAS»

Kristoff, Krystle et Gregory consacrent aujour - d’hui leur vie à poursuivre l’oeuvre de leur mère. Avec succès, puisque même le triste exercice 2015 s’est clos sur un bénéfice d’exploitation remarquable. «Maman nous manque énormément, regrette Krystle. Elle était notre exemple : une entrepreneuse, une battante et quelqu’un pour qui ses enfants et son personnel (elle appelait tout le monde ‘ma famille’) comptaient plus que tout. Son décès soudain nous a laissés désemparés, mais aussi plus forts que jamais. Nous voulons perpétuer son rêve. Comme elle, nous pensons que l’impossible n’existe pas. Nous avons également la ferme intention de ne jamais perdre de vue les valeurs familiales.»

 

 Source: http://actions.trends.levif.be/actions/trends/familybusiness/archive/2016-05/portrait-1.jsp

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